Communiqué de presse au sujet de l’intervention des forces de l’ordre devant le lycée Victor Hugo le 17 décembre 2009

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux, soutenu par des associations, des syndicats et des partis (Alternatifs Poitiers, les Verts-Vienne, le Nouveau parti anticapitaliste, l’Organisation communiste libertaire, le Parti de gauche 86, la section de Poitiers du Parti communiste français, SUD Éducation 86, SUD Étudiants Poitiers et l’Union locale Poitiers CNT), la FSU et le SNES sont scandalisés par l’intervention des forces de l’ordre, les brutalités policières et l’arrestation d’un lycéen, heureusement remis en liberté, hier matin 17 décembre 2009 devant le lycée Victor-Hugo à Poitiers.

Les signataires jugent que nous sommes en présence d’une véritable escalade. Jamais les forces de l’ordre n’ont été si nombreuses, si rapidement présentes et actives qu’hier. Il y a un peu plus de trois ans, la police ne se mêlait pas des actions des lycéens au sein des établissements scolaires. Aujourd’hui et depuis le mouvement lycéen d’avril-mai 2008, nous avons constaté non seulement que les policiers sont massivement présents devant les établissements y compris en étant brutaux – et hier, pour la première fois, en arrêtant un élève. Si l’on prend en considération ce qui s’est passé dernièrement à Reims, Dijon, Rouen… nous pensons qu’il s’agit d’un plan sécuritaire concerté nationalement. D’autant plus qu’en parallèle, et au détriment de postes d’accompagnement social, le gouvernement fait la promotion de moyens structurels de répression de la jeunesse, à l’échelle nationale : vidéo-surveillance et création d’un corps de vigiles intégrés à l’Éducation Nationale, “blousons verts”, chargés de veiller sur l’ordre dans les établissements scolaires (et de casser les velléités de revendications et protestations ?). Dans l’Académie de Poitiers, un gendarme retraité a été recruté pour mettre en place une équipe de 10 “intervenants sécurité” (Cf. http://www.ac-poitiers.fr/1259138932102/0/fiche___actualite/&RH=1174038579894 )

Les signataires condamnent cette tactique policière faite pour intimider les jeunes, effrayer leurs parents, et empêcher l’élargissement de la lutte à d’autres établissements ; il s’agit de façon générale de dissuader les jeunes de s’engager sur le terrain reventicatif.

Afin d’éviter les provocations grossières, les signataires exigent que les forces de l’ordre se tiennent dorénavant loin des lycées et qu’elles, y compris leurs chefs, ne rentrent plus dans l’enceinte des établissements scolaires.

Ils exigent enfin que les droits d’expression des lycéens, particulièrement le droit de réunion, soient rigoureusement respectés dans les établissements scolaires. Que les intimidations, voire les menaces, de la part de l’institution Éducation nationale à l’encontre des lycéens engagés, de quelque nature qu’elles soient (chantage à l’internat, contrats, convocation des parents…), cessent immédiatement.

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