“Les jeunes en ont assez d’être ainsi stigmatisés” NR 03-03-10

Un lecteur poitevin de la NR réagit à l’article “Deux discothèques fermées :
la préfecture s’explique” paru le 12 février dernier.

Je réagis tout d’abord pour m’étonner de l’interview donnée sur ce sujet précis des fermetures des discothèques par le secrétaire général de la préfecture de région de Poitiers, M. Setbon. Ce monsieur, aux hautes fonctions qui sont les siennes, n’a-t-il pas de sujet plus important à traiter que des problèmes de simple police, notamment de portes qui ne s’ouvrent pas assez vite, dans le cas du George-Sand ou de bagarres sur le parking de l’Inox ?
N’est il pas tenu à un devoir de réserve, notamment quand il évoque des infractions qui ne sont pas jugées et qui mettent en cause gravement les personnes, des professionnels qui, comme chacun sait, exercent un métier difficile, celui de la nuit ? On peut s’étonner également du ton et des termes employés par M. Setbon où le “je” est de rigueur. […] Plus généralement, la politique de la préfecture de Poitiers, ces derniers mois, inquiète une partie de la population poitevine. Cette politique tout en répression – perçue le plus souvent comme disproportionnée – est de nature, nous sommes un certain nombre à le penser, à provoquer en réaction ces fameux “troubles à l’ordre public” que dénonce M. Setbon.
Ainsi comment ne pas se poser des questions au regard de l’étrange faiblesse du dispositif policier au moment du festival “Les Expressifs”, alors même que l’autorité préfectorale était informée (elle avait informé 3 jours auparavant les organisateurs des Expressifs) que des éléments radicaux prévoyaient de s’exprimer violemment à l’occasion du transfert des détenus de la prison de Poitiers vers celle de Vivonne. Comment ne pas être interpellé par la brutalité de la réponse policière le soir du 10 octobre lorsque des policiers ont débarqué au “23” et ont retenu des jeunes (dont des mineures) qui n’avaient rien à voir avec les violences commises dans l’après-midi. […]

La dernière roue du carrosse

Les jeunes en ont assez d’être ainsi stigmatisés. Les jeunes en ont assez d’être la dernière roue du carrosse dans les politiques publiques. Dans quel autre pays occidental les traite-t-on si mal ? Des universités délabrées avec des enseignants souvent absents et peu motivés, des logements universitaires dans un état lamentable, des logements privés hors de prix, des aides ridicules… et pas de travail donc pas d’avenir. La liste qui vient grossir les colères est longue. […] Que faire ? Réagir, dénoncer, s’insurger, voter !

LouisRenard, dePoitiers.

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