La prison de Vivonne manque déjà de personnel NR 16/11/2010

Hier matin, une vingtaine de personnes représentant les syndicats du monde pénitentiaire ont manifesté devant le palais de justice.

Le personnel de la prison dénonce les conditions de travail.  - (Photo NR, F.M.)

Le personnel de la prison dénonce les conditions de travail. - (Photo NR, F.M.)

Plus c’est gros, plus c’est beau. Pas sûr que cette maxime fonctionne avec la prison de Vivonne inaugurée il y a un peu plus d’un an. Pour l’entente syndicale du nouveau centre pénitentiaire, c’est l’exemple d’un “paradoxe administratif”. Hier matin, une partie du personnel dénonçait les conditions de travail dans cet établissement présenté comme un modèle du genre par les représentants de l’Etat.

“Avant, on avait la capacité et le temps de détecter les problèmes des détenus”

Première grosse inquiétude, les agressions. Pratiquement aucune à la Pierre-Levée. Déjà cinq à Vivonne. Christophe Beaulieu, pour Force Ouvrière Personnel Pénitentiaire, se souvient qu’à la maison d’arrêt de Poitiers, il avait “la capacité et le temps de détecter les problèmes des détenus”. Même quand la prison affichait le double de sa capacité. Mais dans la nouvelle structure (600 détenus environ), “ce n’est plus possible” estime le syndicaliste. Pourtant, les moyens mis en oeuvre paraissent plus importants. “A la Pierre-Levée, un détenu coûtait entre 10 et 12 € par jour. A Vivonne, c’est environ 30 €”, chiffre Christophe Beaulieu. Là, n’est pas le problème central. “Depuis l’ouverture, il nous manque 14 équivalents temps plein en personnel de surveillance et 3 secrétaires administratifs”, râlent les syndicats.
Aux côtés du personnel surveillant, les salariés du SPIP (service pénitentiaire d’insertion et de probation). Christian Gaumont pour la CGT raconte qu’il n’y a “qu’une seule ligne de téléphone pour ceux qui travaillent à Vivonne. On est obligé d’attendre notre tour”. La directrice de la DISP (Direction interrégionale des services pénitentiaires de Bordeaux) a été alertée. “Elle nous a répondu qu’il fallait partager la misère.”

bon à savoir

Un an après

Vendredi, à 20 h 30, salle de Vounant à Vivonne, les personnels pénitentiaires, soignants, enseignants, bénévoles intervenant en détention et élus locaux proposeront un bilan interactif d’une année de fonctionnement du centre pénitentiaire de Vivonne. Entrée libre.

Bruno Delion

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