Communiqué après la condamnation de Clément

affirme sa solidarité sans faille avec les sept personnes arrêtées et appelle à venir les soutenir : - Au rassemblement organisé mercredi 11 mai à 18 heures devant les Cordeliers (côté place du Marché). - Le jour du procès, jeudi 12 mai à 16 heures, au palais de justice.

Comité Poitevin Contre la Répression des Mouvements Sociaux

Vendredi 24 juin, Clément passait en appel devant le tribunal correctionnel de Poitiers, inculpé notamment de “rébellion” et “outrage” sur le témoignage de deux seuls policiers. Après avoir été condamné en première instance, le 18 février dernier, à 3 mois de prison ferme, sa peine a été commuée en 3 mois de prison avec sursis et 180 heures de travaux d’intérêt général (TIG) à exécuter dans les dix-huit mois.

Clément avait été interpellé de façon assez crapuleuse : après l’avoir fait sortir dans la rue alors qu’il se trouvait dans un appartement avec des amis, invité à un anniversaire le soir du 5 janvier, ces policiers lui avaient passé les menottes en déclarant qu’ils l’avaient entendu les insulter quand il se trouvait à l’intérieur, et ils l’avaient inculpé d’”outrage”. Puis, sans doute pour étoffer un peu un dossier aussi peu crédible, ils avaient ajouté d’autres inculpations, comme l’”ivresse sur la voie publique” (sans qu’aucun alcootest n’ait été réalisé) et la “rébellion” (tout en admettant dans leurs procès-verbaux que Clément ne leur avait pas opposé de résistance lors de son interpellation)…

La presse régionale du 25 juin a écrit sans rire, et sans bien sûr réagir : “Les policiers injuriés affirment avoir identifié l’auteur des insultes, bien que la fenêtre de l’appartement où avait lieu la fête nocturne fût fermée.” Ne sont-ils pas trop forts, nos policiers, pour parvenir à entendre une voix au milieu d’un “vacarme” (ils ont prétendu avoir été appelés sur les lieux pour un tapage nocturne) et derrière des murs ? Et les juges qui les suivent systématiquement dans leurs mensonges, ne sont-ils pas grandioses ?

Les journalistes persistent à appeler un “contentieux qui oppose un groupe de jeunes Poitevins à la police” l’acharnement policier qui s’exerce à Poitiers (comme ailleurs) contre des militants et militantes, le plus souvent jeunes mais pas seulement, pour leurs convictions et leur engagement politiques. La vérité, c’est que ces personnes sont ciblées et harcelées par les autorités depuis plusieurs années. Et la vérité, c’est que 180 heures de TIG, soit 5 semaines à bosser sans être payé, ça peut s’appeler du travail forcé !

Lien Permanent pour cet article : https://antirep86.fr/2011/06/26/communique-apres-la-condamnation-de-clement/

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

*